«
Un jeune sur cinq menacé de surdité en raison du bruit
»
Le Figaro
Le Figaro publie
un entretien avec Christian Huggonet, président de la Semaine
du son, qui aura lieu du 14 au 19 janvier prochain et qui a pour but
« d'initier le public [notamment les jeunes] et les élus
sur tous les aspects du son ».
Le journal note que l’ingénieur acousticien « estime
que l'univers électroacoustique qui envahit notre quotidien constitue
un danger pour l'oreille ».
Christian Huggonet remarque que « faute d'étude épidémiologique
d'envergure, il est difficile de citer des chiffres. On estime que 10%
et 20% [des jeunes] sont malentendants. Mais il faudrait ajouter à
ces chiffres les jeunes souffrant d'acouphènes et d'hyperacousie
».
« Les audioprothésistes sont unanimes sur le rajeunissement
de leur clientèle. En France, nous n'avons pas encore pris conscience
de l'importance de la perception auditive pour notre équilibre
», poursuit le spécialiste.
Christian Huggonet note par ailleurs que « sur tous les médias
(radio, TV, CD, DVD, iPod, sonorisations), les sons sont le plus souvent
«compressés». Ce traitement consiste à remonter
systématiquement les niveaux faibles pour qu'ils rejoignent les
niveaux forts. Il permet de faire ressortir un élément
faible d'une formation musicale, comme par exemple la guitare ».
L’ingénieur acousticien explique qu’« une fois
habituée à ce son «prémâché»,
l'audition a beaucoup de mal à revenir sur des sons de faibles
niveaux. L'oreille devient paresseuse. Le son compressé peut
créer stress et fatigue, car il ne laisse à l'auditeur
aucune respiration en dehors de l'interruption du son. Un autre inconvénient
est celui de l'accoutumance et le recours systématique à
une sonorisation dès lors qu'une personne s'exprime face à
plusieurs autres ». (Plus d’informations sur www.lasemaineduson.org)